Il y a beaucoup de choses à dire sur Pete Doherty et beaucoup on été dites. Mais on ne dit pas souvent ce qui est important. Moi ce que j’aime chez Pete Doherty c’est sa voix, et ses textes, et ses mélodies, mais surtout sa voix. Et je ne peux pas m’empêcher d’aimer ces choses-là quelque soit la personne qu’il est.
Une petite table, un drapeau de l’Union-Jack, une bouteille de rouge, les décor est planté; c’est là que va jouer le légendaire Pete Doherty. Le dandy ouvre avec ‘Arcady’, morceau extrait de son album solo ‘Grace/wastelands’, puis enchaîne sur quelques unes des plus belles chansons des Libertines (‘Music when the lights go out’, ‘What Katie did’, ‘The good old days’, ‘Death on the stairs’, …). Nous n’oublierons pas ‘For lovers’, sublime chanson de son “ami” Wolfman. Il est accompagné sur scène par deux danseuses classiques, ce qui s’avère de très bon augure pour un morceau tel que ‘Salomé’. Un concert de très grande qualité à mon humble avis, malgré un Pete Doherty légèrement en retrait, il faut dire qu’il a été confronté à un public assez peu réceptif. En effet beaucoup de curieux sont venus pour la légende. Certes il est déplorable qu’un tel artiste (et j’insiste sur le mot “artiste”) soit ainsi observé comme une bête curieuse dans sa cage, il est déplorable que le commun du lectorat people ne le prenne pas au sérieux, mais peut-on honnêtement les en blâmer? Alors doit-on le blâmer, lui, pour ce gâchis? C’est ce que j’ai longtemps fait… Nous sommes beaucoup finalement à gâcher, à gâcher des années, à gâcher du talent,…lui l’a fait en pleine lumière. Je pense qu’il mérite toute notre attention, car c’est une perle rare, et même si lui peut me décevoir, sa musique finalement ne me déçoit jamais. Ce soir-là il m’a fait rêver et je réapprend à l’aimer.
La plupart des gens, la plupart des jeunes filles surtout, connaissent Taylor Momsen pour son interprétation de Jenny Humphrey dans la série américaine à succès Gossip Girl, mais il faut désormais compter sur The Pretty Reckless pour entendre parler de la jolie blonde. Le groupe qu’elle a fondé début 2009 et où elle officie en tant que chanteuse se produisait ce soir-là (et pour la première fois au Royaume-Uni) au Notting Hill Arts Club de Londres pour l’une des mythiques soirées Death Disco. Du haut de ses seize ans, toute de noir vêtue (et toute en extensions blondes platine), la sulfureuse Taylor délivre un set bien roulé, admirablement servie par trois musicos probablement débarqués d’un groupe de métal des années 80… Ses chansons (elle écrit et compose) sont accrocheuses et d’une efficacité palpable sur scène. Il faut dire que le public est venu en masse admirer la jeune actrice. Le single ‘Make me wanna die’ qui apparait sur la bande originale du film ‘Kick-ass’ fait mouche et les fans prometteurs le reprennent en coeur. A mi-chemin entre Courtney Love et Avril Lavigne (et oui, la route est longue…), la chanteuse donne de la voix et se la donne à fond, elle “joue” à la rock-star et çà lui va bien, en prime c’est agréable à voir et à entendre. Elle en fait des tonnes, peut-être trop, mais elle prend du plaisir et son public aussi. Elle sait chanter. Les chansons sont étonnament bonnes. Que peut-on vouloir de plus? Si elle ne s’essouffle pas, je crois que cette demoiselle est sur la bonne voie. Je suis arrivée “l’air de rien” en passant par là et plutôt sceptique, je suis repartie conquise. A noter qu’un album devrait voir le jour le 22 juin et le groupe est à l’affiche du Vans Warped Tour cet été aux US. A suivre donc…